Edito de la semaine

HONNI SOIT QUI MÂLE Y PENSE

Ce n'est pas pour me vanter mais j'ose affirmer que je suis un homme de sexe masculin.

Je dois dire pour ma défense que je ne l'ai pas fait exprès. Et en écoutant les discours enflammés d'un certain féminisme guerrier, je n'en éprouve aucun regret.

Je me disais parfois que dans une autre vie je pourrais peut-être goûter les plaisirs de la féminité mais on dit qu'au paradis on débat sur le sexe des anges ce qui doit ressembler à l'enfer que l'on nous prépare ici bas.

Puisque j'en suis aux confidences, je confesserai que, pour être tranquille, ma conscience n'a nul besoin d'assumer toutes les turpitudes passées, présentes et futures de la gent masculine. Mes propres actes y suffisent.

Le réalisme commande de consentir que l'humain soit un être sexué et partage cette calamité avec presque toutes les espèces vivantes. On peut regretter de ne pas être un escargot, on peut militer pour la scissiparité, on peut rêver de génération spontanée, mais il faut bien admettre que les garçons ne naissent pas dans des choux, ni les filles dans des roses.

L'acte sexuel a un peu perdu le sens de sa finalité. Les encouragements que la création a déployés pour promouvoir la reproduction ont quelque peu pris le dessus.

En observant la nature, en étudiant la littérature, en explorant les cultures, un constat s'impose : tous sexes confondus, nous ne pensons qu'à ça ! Les oiseaux colorés et les danses rituelles nous disent que tout est dans l'art et la manière.

C'était même écrit dans le premier manuel de savoir vivre que l'on m'ait mis entre les mains. « On ne saurait, sans intention marquée, offrir des fleurs à une jeune fille. »

Il y avait aussi dans cet édifiant ouvrage quelques autres joyeusetés désormais passées de mode.

La libération des mœurs étant passée par là, on pourrait croire que le nombre s'est accru des malotrus qui oublient, les approches, les prémisses, les attentes, des délices amoureuses. Tous iraient désormais plus franco dans les contacts en vertu des canons de notre civilisation du bruit et de la vitesse. Les statistiques manquent pour étayer ou infirmer, la conviction selon laquelle l'amour courtaud aurait évincé l'amour courtois.

La réalité est toujours plus complexe que l'on ne croit. Nos bons vieux poètes masculins et féminins ont chanté la gloire de l'amour et de la féminité. Mais ceux du XVI ème siècle qui, en équipe, se sont amusés à blasonner le corps féminin n'y ont pas fait preuve de plus de délicatesse et de respect pour leur « objet »que les lourdingues d'aujourd'hui.

Les femmes ont bien raison de dénoncer ce fond de machisme qu s'exerce à leur détriment. Mais cela ne doit pas faire oublier qu'il puisse subsister aussi dans la société quelques beaux restes de la pratique de l'amour courtois.

Des progrès, certes lents et insuffisants mais bien réels, sont observables. Nul n'est besoin pour cela de se référer à de grandes enquêtes. J'ai notamment pu voir évoluer deux fratries issues de deux frères. Celle qui fit le mieux fonctionner l'ascenseur social sur près d'un siècle, fut animée par une mère habitée par l'obsession selon laquelle pour bien « se caser » en la vie il faut, à l'homme et à la femme, « avoir de l'instruction ».

La promotion sociale en général et celle de la femme en particulier sont de fait, et seront sans doute toujours, des œuvres féminines que chacun peut décrire à sa manière. Pour ma part j'y vois intuition, jugement, dévouement, ténacité, courage.

Plus que dans des bureaux, la promotion sociale est initiée et conduite dans les familles.

Quand je pense à ma mère je regrette la vie de galère que lui a imposée sa nombreuse progéniture dont elle était fière. En pensant à ma place de sixième dans une fratrie de neuf, j'imagine ce qu'il me serait advenu au temps des contraceptions et interruptions sur lesquelles mes avis sont plus nuancés que ceux du féminisme ambiant !

Comme je pourrais être son grand-père voici ce que je peux dire à la jeune femme qui s'échauffe contre le conservatisme et le machisme sur les plateaux de télévision : Va, je ne te hais point. Mais si d'aventure tu te risques à penser pour moi, s'il te plaît, ne dessine pas un mouton.

 

Pierre Auguste

Le 13 décembre 2017

 

 

 

Eduquer les "fauves"


piegesVous l’avez lu et entendu mille fois : une négociation doit être « gagnant-gagnant » pour être considérée comme une négociation réussie. Mais dans la vente pure, les clients n’arrêtent pas de nous demander de baisser les prix, d’augmenter leur commission et de revoir le budget global.

La réaction de la plupart de vendeurs juniors est de revoir leur copie et de proposer « un geste commercial » au client. Mais qu’est-ce qui se passe inévitablement une fois ce geste fait ? Le client sait maintenant qu’il y a une marge de manœuvre et demande plus. En d’autres termes – les fauves sont lâchés et ils ont goûté au sang...

Lire la suite...

 

Politique d'offres spéciales et de test


5 catégories d'offres spéciales:

offres speciales

 

- Les offres spéciales aux cabinets de recrutement, agences d'intérim et de travail temporaires, agences de communication,

- Les offres spéciales de vacances et de reprises,

- Les offres spéciales fidélité,

- Les offres spéciales ponctuelles,

- L'offre de test

 

 

 

 

Lire la suite...

 

Fiche conseil n8 : ne décevez pas les espérances

Fotolia_35633602_XS.jpgLes organisations sont en permanence dans des phases de transitions. Certaines d’entre elles sont à des croisées de chemin entre un déclin annoncé ou un rebond salvateur. Les évolutions ne peuvent se mener qu’avec les hommes et les femmes qui les composent. Pour obtenir des personnels les actions indispensables à la mise en œuvre du changement, ceux ci doivent percevoir un intérêt direct à leur action…

Lire la suite...

 

La technique dite : du "boomerang" ou quand on vous fait une demande déraisonnable


boomerangSi vous vous rendez compte que la partie adverse semble vous faire une demande qui vous paraît déraisonnable, une tactique simple s’impose. La technique dite : du « boomerang ».

Un bel exemple d’utilisation de cette technique est celle que m’a racontée un collègue. Il gère un petit cabinet de consultant en tant que formateur et a dans ses clients une importante société comptable. Un jour, il leur envoie une lettre d’engagement et reçoit en réponse un courriel comprenant un fichier en attache. Le fichier en question s’avère être 2 pages pour la lettre d’engagement et 30 pages de conditions générales. Autant dire que 28 pages de clauses juridiques prennent un temps infini à étudier pour un si petit cabinet...

Lire la suite...

 

Le point sur les jours fériés et les ponts

routes.jpgLe pont est défini par le Code du travail comme le «  chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou d’un jour précédant les congés annuels » (article L3122-27).

Aucune disposition légale ne prévoit le chômage obligatoire des journées de pont.

L’employeur peut toutefois accorder un repos d’un ou de deux jours entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou un jour précédant les congés payés.


S’il est octroyé, ce repos doit être payé.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n7 Une demande n’est pas importante si on ne revient pas dessus au moins 3 fois

 tropLe président d’une entreprise que je conseillais, m’a dit un jour, alors que je repartais à la charge sur un questionnement :
« …Ha, ça fait plusieurs fois que tu me parles de ce problème, avançons dessus si tu veux… »

Alors que je l’interrogeais sur cette petite phrase, il m’expliquait qu’il était tellement assailli par des demandes provenant de toutes parts, qu’il avait pris l’habitude de ne pas considérer comme importante, toute demande d’action qui n’était formulée qu’une seule fois par son interlocuteur. Il estimait que le sujet n’était considéré comme important que si ceux-ci revenaient 3 fois sur le sujet. Cette sage habitude lui évitait de partir ventre à terre dans toutes les directions divergentes qui lui étaient pointées par la grande quantité d'intérêts de ses interlocuteurs...

Lire la suite...

 

A la recherche d'informations supplémentaires

informationDans toute vente, négociation ou autre discussion il y a un moment où l’autre partie ne partage pas autant les informations dont nous aurions besoin afin de pouvoir avancer.

Souvent, nous nous trouvons à mitrailler l’autre de questions comme : « De combien de produits auriez vous besoin ? », « Quand est-ce que vous en auriez besoin ? », « Où faut-il les livrer ? » et « Comment faut-il les emballer ? ». Il y a des acheteurs qui vous donnent ces informations au compte-goutte – vous avez l’impression de leur extirper les informations sous la torture...

Lire la suite...

 

Le point sur la période d'essai

essaiLa période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.

Sa durée varie en fonction du type de contrat et de la catégorie professionnelle du salarié.

Elle peut être renouvelée, sous conditions, et rompue dans le respect des règles spécifiques prévues par la loi.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n6 Comment dire quelque chose qui ne fait pas plaisir à son chef ?

chef.jpg

Ancien consultant en organisation, j’ai eu à expérimenter la nécessité de dire à des chefs d’entreprises, des choses pas très agréables à entendre.

 

Le consultant est en général là parce que des choses ne vont pas très bien. Il se retrouve inévitablement, à un moment ou à un autre, à devoir dévoiler au chef tous les aspects d'une situation. Comme le chef en est rarement étranger, celui-ci n’est pas toujours prêt à entendre ses propres responsabilités d’où fréquemment tout découle. La situation est souvent d’autant plus complexe que le problème est rarement isolé et nécessite le dévoilement de plusieurs "mauvaises nouvelles". Masquer la réalité est une faute professionnelle. La montrer brutalement peut conduire celui qui tient le thermomètre en dehors du jeu...

 

Lire la suite...

 

Le risque de diluer votre argument fort

maison.jpgVoici un conseil qui s’applique à la négociation ainsi qu’à la vente, et  qui est en plus vrai dans toutes les situations de la vie courante. Nous avons naturellement tendance à vouloir nous justifier et surtout à remplir les vides qui marquent la fin de nos explications.

Je m’explique. Je rentre à la maison d’un voyage d’affaires de trois jours et je n’ai qu’une envie – d’enlever les talons, le petit tailleur et de mettre les pieds sous la table et de me détendre dans le cercle familial pour la soirée. Or, en arrivant à la maison mon époux me propose de sortir au restaurant avec des amis de longue date...

Lire la suite...

 

Le point sur la clause de non concurrence

choix.jpgLa clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.

Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.

 

Pour être valable et opposable au salarié, une clause de non-concurrence doit être limitée dans le temps, dans l'espace et prévoir une contrepartie financière. La clause de non-concurrence a été définie par la jurisprudence :

Lire la suite...

 

Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques

cindyniqueLa cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par  l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.

Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.

Lire la suite...

 

Structurer les attentes de l'autre partie

attentesQue ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!

(Ne rêvez pas, je ne parle pas d’un bouquet de fleurs ou d’une bague de fiançailles – on est dans la rubrique négociation ici ;-)

Rien de pire que d’apprendre un élément nouveau ou d’inattendu dans une négociation, d’être surpris par un fait, une attente ou une information.

Lire la suite...

 

La rupture conventionnelle du contrat de travail

libertéLa rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).

Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est-à-dire l’employeur et le salarié.

Elle est soumise aux dispositions impératives fixées par le Code du travail destinées à garantir la liberté du consentement des parties.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n4 : savoir revenir sur une mauvaise décision : la technique de Lion 1er

civilisation disparueAujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.

La peur de la perte de crédibilité auprès de l'environnement et l'égo font souvent aller jusqu'au bout d'une erreur qui peut conduire à une catastrophe.

Un dirigeant d'entreprise, un chercheur d'emploi ou un dirigeant politique sont amenés à prendre des décisions. Celles ci peuvent parfois se révéler, à l'usage, mauvaises. Petites et grandes catastrophes y trouvent le plus souvent leur origine.
Le tout est de ne pas persister...

Lire la suite...

 

Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?

duelLorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”

A ce stade là, vous allez prendre connaissance des intérêts REELS de l’autre partie. Dans le cas contraire, vous vous rendrez compte que vous êtes face à un « non-non » (point non négociable).

Lire la suite...

 

Le point sur le contrat de génération

solidairesLe contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.

L’employeur est incité à embaucher des jeunes et à maintenir dans l’emploi ou recruter des seniors.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n3 : bien voir, bien comprendre, bien agir

bien voir bien comprendre bien agirL’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...

Lire la suite...

 

Dire "oui" dans une négociation

dire ouiComment dire "oui" dans une négociation

Ou comment montrer de la flexibilité

Il est très rapide et trop facile d’apporter une réponse négative à l’autre partie. Cependant, cela met immédiatement un frein à votre négociation, alors que vous étiez peut-être en train de gagner du terrain, d’avancer dans le bon sens. Ce “non” vous met au point mort. Tout le monde se tourne vers vous, patate chaude à la main, et attend votre prochaine proposition. Dur à vivre, un grand moment de solitude…

Puis-je vous suggérer de dire “oui” mais sous certaines conditions ? ...

Lire la suite...

 

Les risques psycho-sociaux dans l'entreprise

risquesLes risques psycho sociaux et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure dans le domaine de la santé mentale au travail, consacrée notamment par l’entrée dans le code du travail de la réglementation relative au harcèlement moral.
La question recouvre des situations de nature différente, du stress à l’épuisement professionnel en passant par les difficultés relationnelles au sein d’un collectif de travail et la souffrance morale, jusqu’au harcèlement proprement dit. Un nombre grandissant de salariés se dit concerné.

Lire la suite...

 

<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Suivant > Fin >>

Page 6 de 9

Accessibilité
Increase Font Size Option 5 Reset Font Size Option 5 Decrease Font Size Option 5
Changer le fond
basic_bleu
Visiteurs
328 Visiteurs connectés